Marie Cordier
26/5/2026
7
min
Admin & Fiscalité

Pilotée par l’administration fiscale (DGFiP), la réforme de la facturation électronique marque une étape clé dans la transformation des entreprises et la gestion de leurs factures. À partir du 1er septembre 2026, une nouvelle gestion des factures et des données de facturation va s’imposer progressivement aux entreprises.
Pour remplir leurs futures obligations, indépendants, TPE, PME, ETI et grandes entreprises doivent s’équiper de solutions conformes. Plateformes agréées, solutions compatibles : faisons le point sur les différentes options disponibles pour se mettre en conformité, leur fonctionnement et les critères de choix.
La réforme de la facturation électronique concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activité.
L’objectif de l’État est clair : fiabiliser les données, automatiser les contrôles et lutter contre la fraude à la TVA.
Jusqu’à présent, la gestion des factures en France pouvait reposer sur différentes méthodes : facture papier, envoi de PDF par mail ou utilisation d’un logiciel de facturation. Cela va changer avec la réforme, qui impose de nouvelles normes pour le traitement des factures et de leurs données.
Les entreprises vont progressivement devoir intégrer deux dispositifs distincts dans leur organisation :
Ces deux processus reposent sur le principe de l’échange de données informatisé (EDI). Ils nécessitent de passer par des Plateformes Agréées (anciennement appelées Plateformes De dématérialisation Partenaires ou PDP), capables de :
La réforme suit un calendrier progressif, mais toutes les entreprises doivent s’y préparer dès maintenant.
Dès le 1er septembre 2026 :
Dès le 1er septembre 2027 :
→ Cela signifie que vous devez impérativement vous équiper d’une Plateforme Agréée avant septembre 2026, pour pouvoir a minima recevoir les factures de vos grands fournisseurs.
⚠️ L’administration fiscale prévoit des amendes et sanctions en cas de non-respect des obligations dans les délais.
D’un point de vue technique, le paysage de la facturation électronique repose sur plusieurs acteurs.
Les plateformes agréées (PA), anciennement appelées PDP, sont des opérateurs qui bénéficient d’une immatriculation de la DGFiP (voir liste officielle). Elles sont indispensables pour le e-invoicing et le e-reporting.
Elles assurent :
Les SC (solutions compatibles) permettent d’intégrer la facturation électronique dans les environnements métiers existants.
Connectées aux PA, elles permettent de respecter les exigences de simplicité tout en bénéficiant d’un outil parfaitement à ses besoins :
Pour vous équiper et respecter les pré-requis de la facturation électronique, vous avez donc deux options :
💡 Une plateforme de facturation électronique comme Kolecto se décline en deux outils – PA ou SC – pour répondre à tous les besoins des TPE et PME.
Pour choisir votre plateforme agréée, plusieurs possibilités s’offrent à vous :
Vous pouvez par exemple décider de vous reposer sur la plateforme agréée de votre expert-comptable, mais d’y associer une solution compatible proposant une ergonomie et des fonctionnalités adaptées à votre réalité métier.
Quelle que soit l’option envisagée, nous vous recommandons de mener cette réflexion en lien avec votre expert-comptable et vos collaborateurs administratifs. Vous vous assurerez ainsi que la future solution s’intègre de manière fluide dans votre organisation.
L’agrément administratif est le critère incontournable. Il garantit que votre plateforme répond à toutes les exigences de la réforme et vous permettra de réaliser le e-invoicing et le e-reporting dans les conditions imposées.
Dans un deuxième temps, vous pouvez comparer :
Les meilleures plateformes de facturation électronique se distinguent sur ces critères.
La transition vers la facturation électronique doit être progressive et pilotée. L’objectif est d’éviter les ruptures et d’ancrer de nouveaux réflexes dans l’équipe.
L’essentiel pour anticiper la réforme et passer à la facturation électronique en toute sérénité.

Cartographiez vos pratiques :
Un schéma simple des flux vous permettra de mettre en place de nouveaux processus adaptés.
Sélectionnez une solution adaptée à votre organisation :
La plateforme doit répondre précisément à vos besoins sans complexifier inutilement votre gestion.
Profitez de la phase pilote de la réforme (jusqu’au 31 août 2026) pour effectuer des tests en situation réelle avec vos partenaires :
Vous pourrez ainsi ajuster les réglages et l’organisation sans pression réglementaire.
Accompagnez le changement en mettant en place :
Former sur des cas concrets plutôt que sur des fonctionnalités abstraites aidera vos collaborateurs à adopter les bons réflexes.
💡 Pour gagner en efficacité, pensez également à centraliser toute la facturation sur un même outil. Une solution comme Kolecto vous permet de traiter à la fois des factures traditionnelles (PDF ou papier) et des factures électroniques, pour harmoniser au maximum votre gestion.
Bien préparé, le virage vers la digitalisation et la facturation électronique vous apportera de nombreux bénéfices.
Les plateformes assurent le respect des normes imposées par l’administration fiscale :
Les plateformes réduisent les tâches manuelles :
Les équipes gagnent du temps sur la saisie, le contrôle, le suivi et les relances clients.
Un outil comme Kolecto offre aux entreprises une vision consolidée de leurs finances :
En conclusion, la réforme impose de choisir une plateforme agréée conforme avant septembre 2026. En pratique, les TPE et PME ont tout à gagner à anticiper cette échéance. S’équiper dès maintenant permet de tester ses flux, d’impliquer ses équipes et d’éviter une mise en conformité dans l’urgence. C’est aussi l’occasion de choisir un outil réellement adapté à son activité, pour que la facturation électronique devienne un levier de productivité et de performance.