Les équipes Kolecto
21/7/2026
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De ses premières lignes de code sur Minecraft à ses conférences devant des centaines de développeur⸱euse⸱s, Lucas a toujours cultivé la même passion : apprendre, construire et transmettre. Arrivé chez Kolecto alors que l'équipe tech ne comptait encore que quelques développeur⸱euse⸱s, il a accompagné les grandes étapes de la croissance de l'entreprise. Dans cette interview, il revient sur son parcours, sa vision du développement, l'importance du partage de connaissances et ce qui, selon lui, fait la force d'une équipe tech en hypercroissance.
Tout a commencé très tôt avec les jeux vidéo. Dès le collège, je savais déjà que je voulais en faire mon métier.
Je me souviens que ma toute première ligne de code, c’était sur Minecraft. C’est à ce moment-là que j’ai compris que je pouvais créer, transformer et donner vie à mes propres idées. Même en cours de français, je programmais sur ma calculatrice. J’ai toujours trouvé un moyen de coder un peu partout !
Au départ, le métier que j’imaginais exercer était celui d’ingénieur. Puis j’ai effectué mon stage de 3ᵉ dans une agence web. En ressortant, je me suis dit avec certitude : “Je ne serai jamais développeur front-end.” Finalement, quelques années plus tard, c’est pourtant devenu mon métier.
C’est à cette période que je suis véritablement tombé dans l’informatique. Une citation résume bien ce que je ressentais à l'époque : “Tu as la sensation que tout est possible.” Tu écris quelques lignes de code, la machine exécute exactement ce que tu lui demandes, et tu as l’impression qu’il n’y a plus de limites à ce que tu peux créer.
Ensuite, j’ai suivi un parcours assez classique : une licence maths-info, puis un master en technologies de l’information et du web à Lyon. Avec des amis, on a monté une association avec laquelle on a créé pas mal de sites web pour des clients. C’est vraiment là que j’ai compris ce que j’aimais le plus : voir le sourire d’un client pendant une démo. Ce sont ces moments-là qui me motivent le plus !
Au départ, je n’avais pas forcément l’intention de rejoindre une société de service. Et puis, à force d’en entendre parler par mon ami, j’ai fini par passer le pas assez naturellement. Mon entretien chez Zenika a d’ailleurs été réalisé par Théo [Lead Dev chez Kolecto].
Il y avait énormément de partage, une vraie passion pour la tech et une bienveillance dans le bon sens du terme. Les personnes étaient investies pour faire grandir les autres et partager leurs connaissances. Il y avait un ADN très particulier, avec cette envie permanente de progresser ensemble, de se pousser mutuellement vers le haut.
Très vite, j’ai pu en faire l’expérience concrètement. Au bout d’un mois et demi seulement, j’ai présenté une conférence interne. J’avais 24 ans, c’était très impressionnant, mais aussi extrêmement formateur.
Avec le recul, c’est probablement l’une des meilleures entreprises que j’aurais pu rejoindre en début de carrière.
Pour moi, il y a deux choses qui ont toujours été essentielles : la passion pour la programmation, et l’envie de m’adresser à des utilisateur⸱trice⸱s, de créer des choses concrètes pour eux. C’est aussi pour ça que je me suis orienté vers le front-end : c’est visible immédiatement, directement utilisable. On met en production, et on a des retours très rapides.
Sur mes trois expériences professionnelles, j’ai d’ailleurs remarqué que, dans l’une d’elles, j’étais moins en lien avec les utilisateur⸱trice⸱s finaux⸱ales.J’avais peu de feedbacks, et je me suis rendu compte que je prenais moins de plaisir dans ce contexte. C’est vraiment à ce moment-là que j’ai compris à quel point cet aspect était important pour moi. Et c’est aussi ce qui m’a naturellement amené chez Kolecto.
Je suis arrivé en juin 2023 en tant qu’externe, dans le cadre d’une mission avec Zenika. Je me souviens encore de mon premier jour. On m'a invité à une réunion Google Meet à 9h avec toute l’équipe et Neila [Directrice Générale de Kolecto]. Un détail en apparence, mais qui donnait déjà un bon aperçu de la culture de Kolecto !
Quand je suis arrivé, l’équipe était très petite : on était environ 15 ou 16 dans la boîte, et il n'y avait que deux développeur⸱euse⸱s en back-end et deux en front-end. J’étais le troisième côté front-end. Il y avait quelque chose de très “équipe réduite”, presque comme un groupe d’amis : tout le monde allait dans la même direction, avec beaucoup de proximité.
Une semaine après mon arrivée, j’ai participé à un séminaire d’équipe. Ça a vraiment aidé à renforcer les liens. Très vite, je me suis senti investi dans le projet, avec l’envie de contribuer, de créer de la valeur. J’ai pu nouer des liens avec Hanna [Front-End Software Engineer], Camille [Lead Engineering Manager] et Raphaël [Head of Engineering] à ce moment-là.
Kolecto a beaucoup évolué depuis. J’ai vu passer plusieurs phases : au début, il n’y avait pas vraiment d’organisation formalisée, puis on est progressivement passé à une structuration en squads.
Je suis arrivé une semaine après le tout premier prototype. À ce moment-là, il n’y avait pas vraiment de chantiers définis : une semaine on travaillait sur les factures, la suivante sur les transactions… c’était très mouvant, on avançait au gré des priorités. À cette époque, on avait à peine une dizaine de clients, et aucun n’était encore payant.
Les premiers sujets sur lesquels je me suis vraiment investi concernaient la réconciliation bancaire, entre 2023 et 2024. Ensuite, j’ai pris le lead avec Théo sur le design system. Les bases existaient déjà, mais j’ai fait partie des personnes qui ont contribué à le structurer et à en devenir garant.
Avec la croissance de Kolecto et l’arrivée des squads et des managers, j’ai progressivement pris un peu de distance avec cette proximité quotidienne. Forcément, quand une entreprise grandit, on devient moins “couteau suisse”, et je me suis recentré davantage sur mon rôle de développeur.
Mais je suis resté très attaché à tout ce qui concerne les retours utilisateur⸱trice⸱s, notamment via notre channel Slack dédié. C’est quelque chose que je continue de suivre de près.
Je dirais que le vrai tournant a eu lieu avec le pilote, mi-avril 2024.
Fin 2023, on était encore en très petit comité, dans une dynamique très resserrée. Et puis, en peu de temps, on est passé à une première vague de recrutement côté tech. L’équipe front-end a quasiment doublé, passant à 6 ou 7 personnes. C’est aussi à ce moment-là que les squads ont été créées et que les premières vraies équipes structurées ont vu le jour.
J’ai vécu beaucoup de choses sur cette période. Il y a eu des phases de rush, des changements rapides, et une vraie impression d’avant/après. Pour moi, ça a clairement été le premier grand tournant de Kolecto.
Aujourd’hui encore, malgré la croissance, j’ai le sentiment qu’on reste une équipe à taille humaine côté front-end, avec une proximité qui est restée très forte.
Il y en a beaucoup !
Le premier, c’est la refonte de la partie vente côté tech. Côté back-end, on est repartis de zéro, et côté front-nd on en a profité pour faire un gros nettoyage et remettre les choses à plat. Comme j’avais pas mal d’ancienneté sur le produit, j’étais référent technique sur ce sujet, et honnêtement c’est aujourd’hui l’un des projets dont je suis le plus fier, chez Kolecto comme dans toute ma carrière.
Je suis aussi très fier de l’équipe front. Théo a vraiment joué un rôle clé dans ce que l’équipe est devenue aujourd’hui. On a mis en place deux réunions hebdomadaires front pendant lesquelles l’on partage à la fois des sujets Kolecto et de la veille. Ça crée un vrai rythme, et surtout ça nous permet de nous voir régulièrement et de progresser ensemble. C’est quelque chose que j’avais déjà connu chez Zenika et que j’avais envie de ramener chez Kolecto.
Et puis il y a aussi nos conférences techs internes que j’ai aidé à lancer. L’idée, c’est d'organiser une conférence chaque mois pour partager des sujets tech et des retours d’expérience. Pour moi, c’est important parce que ça crée un vrai côté communauté, et je trouve que dans notre métier, c’est vraiment ce qui fait la différence : le partage et la montée en compétence collective.
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D’un point de vue humain, je pense que nous avons passé un cap autour des 50 collaborateurs. En 2025, tout s’est accentué avec notre hypercroissance. Ça a demandé un ajustement dans la façon de maintenir le lien et la proximité. Mais globalement, je trouve qu’on a plutôt bien vécu cette croissance. Côté tech, et surtout côté front-end, je suis vraiment fier de ce qu’on a réussi à construire en équipe. On a grandi vite, mais on a gardé une vraie cohésion.
J’ai aussi beaucoup participé aux recrutements, avec plus de 40 entretiens à mon actif ! J’ai vu l’équipe se construire au fur et à mesure, et aujourd’hui je suis très fier du niveau et de la dynamique qu’on a réussi à installer.
On a perdu un peu le côté “groupe d’amis” qu’on pouvait avoir au début, surtout entre squads. Mais dans la tech, comme on est encore une équipe assez soudée et qu’on se connaît bien, ça aide vraiment à garder du lien.
Mes journées sont assez variées, je n’ai donc pas vraiment de routine fixe.
J’ai d’abord ma casquette de développeur : je continue à produire du code et à apporter de la valeur sur les sujets sur lesquels on travaille. Et en parallèle, je fais en sorte d’accompagner l’équipe au quotidien, que chacun ait de quoi avancer, d’être disponible pour répondre aux questions, faire du pair, et mener des discussions techniques quand c’est nécessaire. J’ai aussi une vraie sensibilité produit, donc je garde un œil global sur ce qu’on construit.
Et puis j’ai aussi une casquette plus transverse. Je m'occupe notamment de faire vivre les temps de partage autour de la tech, comme les conférences internes et externes ou les points hebdomadaires de l'équipe front-end. L'objectif, c'est de créer des espaces où les équipes peuvent partager leurs connaissances et où on peut créer du lien et encourager la transmission, aussi bien en interne qu’autour de nous. Je suis fier de voir qu’on a réussi à installer ces formats et à embarquer régulièrement des collaborateurs pour y participer.
Je suis speaker depuis aussi longtemps que je suis développeur en réalité ! J’ai fait ma première conférence interne après un mois d'ancienneté, et ma première conférence externe après environ six mois. Donc en fait, je n’ai jamais vraiment exercé mon métier de développeur sans cette casquette de prise de parole et de partage.
Le passage de Zenika à Kolecto s’est fait très naturellement de ce point de vue-là. Pour moi, c’était même un prérequis : j’aurais eu du mal à me projeter sans cette dimension. Et aujourd’hui encore, c’est quelque chose de très important pour moi.
Chez Kolecto, j’ai eu la chance de pouvoir continuer dans cette dynamique. J’ai été externe pendant deux ans, puis internalisé le 1ᵉʳ avril 2025, et j’ai fait ma première conférence en portant les couleurs de Kolecto deux semaines plus tard. C’était assez symbolique. Ce que j'aime chez Kolecto, c'est qu'on m'a toujours laissé une vraie liberté pour les conférences. Je n'ai jamais rencontré de frein : si j'avais envie d'y participer, j'étais soutenu. C'est très agréable de pouvoir représenter Kolecto lors de ces événements, partager ce qu'on construit et contribuer à la communauté tech.
Plus personnellement, je suis quelqu’un de très tourné vers le partage. J’aime parler de tech, transmettre. Et paradoxalement, alors qu’à l’école je détestais les exposés et que je n’étais pas du tout à l’aise à l’oral, aujourd’hui je peux tenir 45 minutes ou une heure devant des inconnus, parfois plusieurs centaines de personnes. Ça m’a vraiment fait sortir de ma zone de confort !
Au quotidien, participer à ces événements donne beaucoup de sens à ce que je fais, car cela me permet de prendre du recul et de partager au-delà de Kolecto.
En réalité, on ne ressort pas de ces événements en se disant qu'il faut absolument adopter un nouvel outil ou reproduire ce qu'on a vu. En revanche, ils nourrissent énormément la curiosité. Ils ouvrent de nouvelles perspectives, donnent envie d'explorer d'autres approches, de remettre en question certaines habitudes.
J'ai la chance de participer régulièrement à des conférences. Pour moi, ce sont de véritables temps de veille, mais aussi une formidable source d'inspiration. C'est l'occasion de découvrir de nouvelles idées, d'échanger avec des pairs et de prendre du recul sur nos pratiques. Même une seule conférence par an, pour un⸱e développeur⸱euse, c'est une excellente façon de faire de la veille de manière très concrète et accessible.
Et puis, il y a tout ce qui se passe autour des conférences. Les discussions à la sortie des talks, les échanges avec d'autres développeur⸱euse⸱s, les rencontres… C'est souvent là que les moments les plus enrichissants se créent. Au fil des événements, on recroise des visages connus, on se rappelle qu'on s'était déjà rencontrés lors d'une précédente conférence, et un véritable réseau se construit naturellement.
J’utilise plusieurs outils pour ma veille, notamment Bluesky, qui rassemble beaucoup de développeur⸱euse⸱s actif⸱ve⸱s, donc pas mal de discussions, d’annonces, de partages assez qualitatifs.
J'utilise également daily.dev, qui permet de personnaliser son flux de contenus en fonction de ses centres d'intérêt. Je suis aussi abonné à quelques newsletters, comme This Week in React, pour garder un œil sur les évolutions de l'écosystème et les nouveautés du front-end.
Enfin, une grande partie de ma veille passe aussi par les conférences. Elles m’ouvrent à des sujets que je ne serais sans doute pas allé explorer de moi-même. On découvre de nouvelles approches, on échange avec d'autres développeurs et ça nourrit forcément la réflexion. Et après chaque conférence, j'essaie de partager ce que j'en ai retenu à travers un compte rendu, pour en faire profiter le plus grand nombre en interne !
Kolecto est une entreprise où on peut avoir un vrai impact. Il y a énormément de choses à construire et chacun peut contribuer à faire évoluer le produit. Les défis ne manquent pas, et c'est justement ce qui rend l'aventure aussi stimulante.
Ce que je trouve aussi très fort chez Kolecto, c'est la place donnée à la parole de chacun⸱e. On écoute vraiment tout le monde, il n'y a pas cette sensation de hiérarchie figée. Peu importe ton rôle, tu peux proposer des idées, challenger les choix existants et être entendu⸱e.
C'est un environnement qui laisse beaucoup de place à l'initiative. Si tu as envie de t'investir, tu peux rapidement avoir un impact concret.