Marc Nouaux
3/7/2026
7
min
Admin & Fiscalité

La réforme de la facturation électronique, c’est déjà maintenant ! Dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises, artisans du BTP compris, doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. L'obligation d'émettre arrive au 1er septembre 2027 pour les TPE-PME et artisans. Mais quelles sont les obligations au quotidien ? Comment se préparer ? Retrouvez par ici tout ce que vous devez savoir !
Les points à retenir :
Une facture électronique est un document créé, transmis et reçu sous un format structuré pour être lu de système à système. Il ne faut pas la confondre avec le PDF, qui est simplement une facture envoyée par mail et qui peut être imprimée sous version papier.
La facture électronique, elle, entre dans le cadre de la réforme qui se déploie en 2026 et 2027 :
1er septembre 2026 : Toutes les ETI ou grandes entreprises doivent être capables d’émettre une facture électronique. Les TPE-PME ou micro-entreprises assujetties doivent de leur côté pouvoir en recevoir de la part de leurs fournisseurs.
1er septembre 2027 : Toutes les entreprises assujetties devront pouvoir émettre ET recevoir des factures électroniques.
Pour recevoir ou transmettre ces factures électroniques, chaque entreprise devra être inscrite à une plateforme agréée comme celle de Kolecto. Ces plateformes assurent la liaison entre les outils de facturation et l’administration fiscale dans un but de transparence afin de faire baisser la fraude à la TVA. C’est aussi un moyen pour les entreprises de simplifier le processus de facturation et de réaliser des gains de productivité grâce à l’automatisation.
Pour bien comprendre, voici le modèle du schéma en Y de la facturation électronique :

Voici un tableau récapitulatif des obligations à respecter selon la taille de votre entreprise :
Le e-reporting couvre les opérations qui n’entrent pas dans le champ de la facturation électronique. Il s’agit de transmettre à l’administration fiscale les données de transactions et de paiement de certaines opérations telles que :
Parmi les informations à transmettre, on retrouve :
Le secteur du BTP est concerné par plusieurs cas d'usage spécifiques de la réforme, notamment :
La réforme doit également prendre en compte certaines particularités du secteur, comme l'auto-liquidation de la TVA dans les relations de sous-traitance ou la retenue de garantie appliquée en fin de chantier. Les entreprises devront s'assurer que leurs outils de facturation électronique sont capables de gérer correctement ces mécanismes afin de sécuriser leurs opérations et de garantir leur conformité réglementaire.
En tant que professionnel du bâtiment, vous le savez bien : votre domaine présente des spécificités de facturation. Pour bien comprendre la réforme et comment elle vous impacte, voici 3 cas de figure concrets d’usage de l’e-invoicing dans le BTP.
Exemple 1 : Chantier chez un particulier
Une entreprise de rénovation réalise des travaux chez un particulier et demande un acompte de 30 % avant le démarrage du chantier. La facture d'acompte peut être envoyée au client par les moyens habituels (PDF, courrier, espace client, etc.). En revanche, l'entreprise devra transmettre à l'administration fiscale les données requises dans le cadre de l'e-reporting, puisque l'opération est réalisée avec un client non assujetti à la TVA.
Pas grand-chose ne change, mis à part la transmission du e-reporting. Le client, lui, ne voit pas son expérience modifiée : il reçoit la facture et la paie comme d’habitude.
Exemple 2 : Facturation des situations de travaux mensuelles
Une entreprise de gros œuvre réalise un chantier sur plusieurs mois. À la fin de chaque période, elle établit une situation de travaux correspondant à l’avancement réel du chantier (20 %, puis 45 %, puis 70 %, etc.).
Grâce à la facturation électronique, chaque situation de travaux peut être transformée en facture électronique conforme, transmise au client et intégrée directement dans son système comptable. Le maître d’ouvrage dispose ainsi d’un historique clair des montants déjà facturés, des retenues éventuelles et du reste à facturer. C’est un vrai plus pour le suivi et la traçabilité lors de chantiers qui s’étirent dans le temps.
Exemple 3 : Facture de solde en fin de chantier
À la réception du chantier, l’entreprise émet la facture de solde en tenant compte :
Lorsque des sous-traitants interviennent, la facture de solde intègre peut intégrer les mécanismes spécifiques au secteur du BTP, comme le paiement direct su sous-traitant par le maître d’ouvrage ou l’application de l’auto-liquidation de la TVA.
⚠️ Attention : Il faut toujours veiller à appliquer le bon taux de TVA (20 %, 10 % ou 5,5 %), selon la nature des travaux réalisés (neuf, rénovation, rénovation énergétique…).
La facturation électronique permet de consolider l’ensemble des opérations réalisées pendant le chantier et d'assurer une parfaite cohérence entre les montants déjà facturés et le solde restant dû. Cela réduit les litiges en lien avec les montants déjà facturés. Aussi, on peut tracer plus facilement toutes les opérations.
Toutes les entreprises concernées par la réforme qui ne se mettent pas à jour recevront des sanctions par l’administration fiscale. Ainsi, retenez que :
La plateforme agréée de Kolecto incluse dans tous les forfaits

Ne voyez surtout pas l’arrivée du e-invoicing comme un problème : les avantages de la facturation électronique sont au contraire nombreux pour les entreprises du bâtiment. On vous explique pourquoi.
Les échanges entre les différents acteurs du chantier sont fluidifiés. Les plateformes agréées font gagner du temps et économisent les envois de courrier ou de mails grâce à des envois de données structurées avec des formats compatibles. L’automatisation grâce aux logiciels de gestion et compta permet d’aller plus vite et gagner en efficacité pour un meilleur pilotage de l’activité.
⚠️ Seuls trois formats compatibles sont reconnus par l’administration, à savoir Factur-X (format hybride pdf + données structurées), UBL (données normées et structurées au format XML) et CII (Cross Industry Invoice). Ils permettent la transmission automatique des données par la plateforme agréée entre client, fournisseur et Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP).
Même avec le plus grand professionnalisme, il est commun de faire des erreurs de saisie au moment de créer des factures. Mauvais taux de TVA, oubli d’acompte, erreur de montant… Toutes ces petites erreurs peuvent entraîner des retards sur les paiements, sans compter le temps passé à procéder à des rectificatifs…
Grâce à la réforme, les données sont automatisées. Cela permet par exemple de passer d’une facture d’acompte à une facture de solde avec beaucoup plus de facilité grâce à des montants calculés automatiquement.
Grâce aux factures électroniques, le cycle de vie des factures fait l’objet d’une traçabilité irréprochable. Les entreprises peuvent ainsi suivre les différentes étapes :
Ainsi, vous repérez en un coup d'œil les situations de blocage ou l’avancée des paiements. Quand on sait que le bâtiment est soumis à des variations de trésorerie importantes, cet aspect-là est très sensible : avoir un suivi plus précis des opérations permet de mieux anticiper les échéances.
L’archivage électronique des factures offre des avantages importants pour les artisans du BTP :
Ainsi, en cas de contrôle des autorités ou de litige commercial, les documents peuvent être transmis ou consultables facilement.
Tableau comparatif avant / après la facturation électronique pour les entreprises du BTP :
En tant qu’entreprise du BTP, il est recommandé de vite vous préparer. Voici les étapes à suivre pour vous mettre en conformité :
⚠️ Attention ! Les factures d’acompte émises en B2B entrent dans le champ de l’e-invoicing et doivent respecter les nouvelles règles. Pour les prestations réalisées auprès de particuliers, il faudra mentionner les acomptes dans le e-reporting.
💡 Suivez pas à pas la check-list de Kolecto pour vous préparer à la réforme de la facturation électronique !
Le meilleur logiciel de facturation électronique pour le BTP, c’est celui qui combine conformité réglementaire, simplicité d’utilisation et prise en compte des spécificités du secteur (acomptes, situation, suivi des paiements, distinction chantier par chantier…).
💡 Retrouvez par ici la liste officielle des plateformes agréées.
Tous les logiciels de facturation ne sont pas conçus pour les besoins du bâtiment. Avant de choisir une solution, vérifiez qu’elle permet de :
Passez à la facturation électronique avec Kolecto : une solution particulièrement adaptée aux entreprises du BTP qui vous permet de centraliser la facturation, le suivi des règlements et la préparation à la réforme de la facturation électronique au sein d’un même outil.
Le passage à l’e-invoicing avec Kolecto, c’est :
✔ Gestion des factures d’acompte
✔ Suivi des paiements en temps réel
✔ Relances automatisées
✔ Archivage numérique
✔ Compatibilité avec la réforme
En conclusion, retenez que la facturation électronique va devenir obligatoire pour les entreprises du BTP dès septembre 2026. Toutes les factures, qu’elles soient d’acompte, de situation ou de solde, sont concernées. Mais il ne faut pas voir cette transition comme une problématique : au contraire, voyez-la comme une opportunité de transformation de vos outils pour une gestion plus efficace de la facturation. Choisissez donc vite une solution adaptée à vos besoins d’entreprises du BTP pour vous mettre en conformité.