Marc Nouaux
19/5/2026
7
min
Admin & Fiscalité

L’EDI désigne une solution fiable qui permet aux entreprises et organisations d’échanger des documents commerciaux via des données informatisées. L’EDI, utilisé depuis quelques années par les grandes entreprises, présente des avantages aussi bien en gestion qu’en relations commerciales. On vous explique ce qu’est une facture EDI et comment elle s’intègre dans le contexte de dématérialisation des transactions et des échanges avec la réforme de la facture électronique en point de mire.
Les points à retenir :
L’acronyme EDI désigne un Échange de données informatisées entre partenaires commerciaux. Le terme est aussi utilisé à l’international car il est transposable en anglais (“Electronic Data Interchange”). L’EDI peut désigner une facture mais aussi un devis, un bon de commande, une facture d’avoir… Bref, tout document commercial qui s’échange par les entreprises ou organisations via des systèmes de données.
L’EDI répond aux besoins de sécurisation des échanges commerciaux dans un contexte de dématérialisation des factures. Il fait partie d’un ensemble de méthodes existantes (comme la piste d’audit fiable ou la signature électronique). En clair, il s’agit d’éditer et transmettre des factures sans avoir à passer par un PDF ou une facture papier scannée. C’est un échange de données structurées entre systèmes selon des normes spécifiques avec un processus bien établi : une fois le document transmis, un message est envoyé et le logiciel de gestion utilisé par chaque partenaire commercial peut lire cette facture.
Un des autres avantages de l’EDI, c’est de garantir un archivage numérique sécurisé pendant 10 ans (durée légale). Aussi, c’est l’assurance d’envoyer un message de fiabilité à ses partenaires commerciaux car ce sont plutôt les grosses structures qui ont l’habitude d’utiliser ce système.
Pour entrer en conformité, la facture EDI doit respecter 4 grands principes :
Mais qu’est-ce que le format EDI pour une facture numérique ? Pour faire simple, disons qu’Edi n’est pas à proprement parler un format. Cette méthode réunit plusieurs formats (Edifact, Galia, GS1 ou XML, par exemple) qui sont susceptibles d’être intégrés par les différents systèmes des partenaires commerciaux.
Mais avec la réforme de la facturation électronique qui entre en vigueur en France au 1er septembre 2026, la facture EDI en direct entre partenaires ne suffira plus pour être en conformité avec la loi.
La réforme de la facturation électronique vise à centraliser les échanges et à permettre une meilleure communication entre les entreprises assujetties à la TVA et l’administration fiscale. Il ne sera donc bientôt plus possible de transmettre de l’EDI en direct entre partenaires commerciaux via son propre logiciel. Il faudra désormais passer par les plateformes agréées (PA, ex PDP) qui transmettront les informations à l’administration fiscale.
Or, pour l’heure, ces plateformes agréées n’acceptent que 3 formats :
Les formats utilisés en EDI seront toutefois convertibles par votre plateforme agréée.
Par exemple, vous utilisez un logiciel de facturation qui édite votre facture en Edifact (un format courant de l’EDI). Vous générez cette facture dans votre plateforme agréée. Cette dernière va convertir le format Edifact dans l’un des 3 formats acceptés par l’administration et la transmettre au client et au fisc.
En résumé, il faut retenir deux choses :
L’essentiel pour anticiper la réforme et passer à l’e-facturation en toute sérénité.

Une facture EDI doit toujours contenir la même structure et faire figurer des mentions légales incontournables, à savoir :
Pour que votre facture soit valide et traçable, elle doit contenir les informations d’identification claires et complètes des deux partis impliqués. Cela comprend les noms et adresses postales, les numéros d’identification fiscale ou d’entreprise et les contacts de chaque entreprise.
Une facture EDI comporte les dates de facturation et notamment la date d’émission de la facture et la date d’échéance du paiement. Cela permet d’éviter les erreurs et les retards de paiement.
Une facture EDI doit mentionner de manière précise les montants totaux à payer pour chaque produit ou service. Elle doit aussi mentionner les éventuelles taxes ou frais applicables. Pensez à bien respecter les réglementations fiscales en vigueur. Vous éviterez ainsi tout litige.
Incluez des références commerciales dans votre facture EDI, telles que les numéros de commande, les numéros de livraison ou toute autre information pertinente liée à la transaction. Cela permet de faciliter la traçabilité et la gestion des factures.
Dans votre facture EDI, n’oubliez pas d’indiquer les modalités de paiement acceptées. Vous devrez donc y préciser les coordonnées bancaires, les moyens de paiement en ligne ou les délais de paiement convenus avec vos partenaires.
Avec le système de facturation électronique, plus besoin d’une signature manuelle ou d’un tampon de l’entreprise : une signature numérique est intégrée aux factures.
Pour envoyer une facture EDI, vous devez respecter le processus suivant de l’émission au traitement de la facture
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